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DICI: Mgr FELLAY : revue de presse

 
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yann
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 19:11 (2009)    Sujet du message: DICI: Mgr FELLAY : revue de presse Répondre en citant

DICI :
DOSSIER SPECIAL : DECRET DU 21 JANVIER 2009 -
Trois entretiens de Mgr Bernard Fellay




Résumé : Le Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a accordé de nombreux entretiens à la presse internationale. De trois d’entre eux - à l’Apic, au Libero et à Présent - nous retenons ces extraits qui offrent une synthèse de la pensée de Mgr Fellay sur le décret du 21 janvier 2009.


A l’agence suisse Apic (25 janvier) :
- Quels changements ont permis la levée de cette excommunication, selon vous ?
Précisément la stabilité de notre position. Depuis le début nous ne nous sommes jamais éloignés de l’Eglise. Nous avons maintenu le cap du bon combat en gardant la foi catholique, apostolique et romaine. C’est pourquoi nous avons toujours considéré la censure du décret de 1988 comme injuste, sans valeur ni portée : Mgr Lefebvre a toujours agi poussé par l’état de nécessité (d’ailleurs prévu par le code de droit canonique), qui justifiait ce qu’il a appelé l’"opération survie" face à la désagrégation du catholicisme. Nous n’avons rien changé, nous sommes et nous restons des catholiques fidèles.
- Il a été affirmé dans la presse que la Fraternité Saint-Pie X n’a fait aucune concession et que seul le Saint-Siège a fait des pas dans votre direction (à travers le Motu proprio notamment), qu’en est-il ?
Cet acte posé par le pape est certainement une grâce de la Sainte Vierge que nous avons beaucoup priée au cours de la croisade du Rosaire, que nous avions lancée à Lourdes, en octobre dernier. Nous avons pu offrir au Saint Père un bouquet de 1’703’000 chapelets récités à cette intention. De plus, le geste de Benoît XVI est la réponse de la demande que nous avions formulée en 2001. Nous demandions deux préalables avant toute discussion afin de changer le climat, de vaincre certains préjugés contre nous, et, aussi, de nous protéger : la reconnaissance du droit pour tout prêtre de célébrer la messe traditionnelle et le retrait du décret des excommunications. De notre côté, nous avons rappelé notre attachement indéfectible à l’Eglise, à son enseignement, à son Pasteur suprême.
- Quel statut espérez-vous pour la Fraternité ? Celle d’une prélature personnelle du pape ?
Nous verrons cet aspect après les entretiens demandés par Rome et que nous voulons clarificateurs. La stabilité canonique nécessite d’abord la clarté doctrinale. Le but est de servir l’Eglise dans la vérité et dans l’unité de la Foi.
- Verrons-nous bientôt des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X dans nos messes paroissiales ou dans les équipes pastorales ?
J’ai l’impression que l’on pourra encore attendre un peu… mais je n’exclue rien et crois même aux miracles !
(Texte intégral - Propos recueillis par Bernard Bovigny)
 
Au journal italien Libero du 25 janvier :
– (…) Nous sommes à Menzingen, au cœur de la Suisse profonde, dans la Maison Générale, au dehors il y a de la neige, on pourrait croire être dans une crèche, et ici sur la table il y a le décret du Saint Siège qui révoque (votre) excommunication. Qu’éprouvez-vous ?
De la joie et de la satisfaction. Qui ne sont pas les sentiments de quelqu’un qui pense être victorieux. Ce que la Fraternité Saint-Pie X a fait depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui, et qu’elle continuera toujours à faire, elle l’a fait et le fera uniquement pour le bien de l’Église. Même les consécrations épiscopales de 1988 furent faites dans cette perspective. Pour le bien de l’Église et pour notre survie. Mgr Lefebvre devait, je répète devait, assurer une continuité. Nous ne sommes rien d’autre qu’une petite chaloupe de sauvetage dans une mer en tempête. Nous avons toujours été au service de l’Église et nous le serons toujours. La révocation de l’excommunication, en même temps que le Motu Proprio du pape Benoît XVI sur la Messe ancienne, est un signe important, vraiment important, pour notre petite chaloupe. C’est pour cela que je parle de joie et de satisfaction. (…)
 - Dans le décret il est dit que le Saint Père fait confiance à votre engagement « à n’épargner aucun effort pour approfondir, dans les entretiens nécessaires, avec les autorités du Saint Siège, les questions encore ouvertes ». Qu’est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que, comme tous les fils de l’Église, nous sommes invités à discuter des questions que nous considérons comme fondamentales pour la foi et pour la vie de l’Église même. Je crois que cela reconnaît au moins le sérieux de notre position critique durant ces quarante dernières années. Nous ne demandons rien d’autre que de nous expliquer. Le fait que la volonté du Saint Père aille dans cette direction est vraiment d’un grand réconfort pour nous. L’important est qu’on comprenne que, même lorsque nous faisons des critiques sévères, nous ne sommes jamais contre l’Église, nous ne sommes jamais contre la papauté. Et comment aurions-nous pu l’être ? On nous a souvent accusés d’être des « lefebvristes », mais nous ne sommes pas des « lefebvristes », bien que cela reste pour nous un titre de gloire : nous sommes catholiques. Le premier à ne pas être lefebvriste a été notre fondateur, Mgr Lefebvre. Lorsque cela sera clair, on comprendra mieux nos positions. Il faudra encore du temps, mais je crois que petit à petit, il sera clair que tout ce que nous faisons est œuvre d’Église.
- La révocation de l’excommunication est-elle le fruit d’une négociation et d’un accord, ou est-ce un acte unilatéral du Saint-Siège ?
Nous avons demandé plusieurs fois la liberté de la célébration de la Messe ancienne et la révocation de l’excommunication. Mais ce qui s’est produit maintenant n’est pas le fruit d’une négociation ou d’un accord. C’est un acte gratuit et unilatéral qui montre que Rome nous veut réellement du bien. Un bien vrai. Pendant beaucoup de temps, nous avons eu l’impression que Rome ne voulait pas entrer en discussion. Ensuite, tout a changé et cela nous le devons au Pape.
- Pourquoi le Pape Benoît XVI a-t-il voulu si fortement cet acte ? Vous rendez-vous compte de l’embarras dans lequel il s’est mis avec la révocation de l’excommunication ?
Oh, oui ! Et je crois qu’il est bien conscient des réactions les plus diverses et les plus déchaînées. Du reste, à plusieurs reprises, avant et après son élection pontificale, il a parlé de la crise de l’Église en des termes qui n’étaient pas du tout ambigus. Lorsque je parlais de sa douceur paternelle (au cours de l’audience d’août 2005, ndlr), je voulais dire qu’en lui transparaissait, en même temps, la conscience des temps dans lesquels nous vivons, la ferme volonté d’y porter remède et l’attention à tous ses fils. Tout cela fait que les réactions plus ou moins violentes aux actes qu’il pose peuvent le faire souffrir, mais certainement pas le forcer à changer d’avis. Et c’est là aussi le motif de cette décision.
- Dans ce cadre, pourrait-on résumer cette nouvelle en disant que la Tradition n’est plus excommuniée ?
Oui, même s’il faudra du temps avant que ce concept devienne monnaie courante dans le monde catholique. Jusqu’à aujourd’hui, dans beaucoup de milieux nous avons été considérés et traités pire que le diable. Tout ce que nous faisions et que nous disions devait être forcément quelque chose de mal. Je ne crois pas que la situation puisse changer tout à coup. Mais aujourd’hui il y a un acte du Saint-Siège qui nous autorise à dire que la Tradition n’est pas excommuniée.
- Et qu’est-ce qu’on éprouve, lorsqu’on est excommunié ?
On éprouve de la douleur pour l’utilisation mauvaise et instrumentale d’une marque d’infamie. En ce qui concerne notre situation, en revanche, je dois dire que nous ne nous sommes jamais sentis excommuniés, nous ne nous sommes jamais sentis schismatiques. Nous nous sommes toujours considérés comme faisant partie de l’Église et la nouvelle dont nous parlons montre que nous avions raison.
- A ce point, on se demande pourquoi une telle situation a duré aussi longtemps. Et, surtout, de quelle nature sont les questions que le document du Saint-Siège, tout comme vous, dit qu’elles doivent encore être discutées ?
Je les résume brièvement. À un certain moment, dans l’Église, nous avons vu qu’on prenait une route nouvelle, selon nous une route qui amenait de grands problèmes. Nous n’avons rien fait d’autre que penser, enseigner et pratiquer ce que l’Église avait toujours fait jusque là : rien de plus et rien de moins. Nous n’avons rien inventé. Nous avons suivi point par point la Tradition. Et, aujourd’hui, la Tradition n’est plus excommuniée.
(Extraits - Propos recueillis par Alessandro Gnocchi et Mario Palmaro)
 
Au quotidien français Présent du 31 janvier :
- (…) Le contentement dont vous faites preuve aujourd’hui est-il modéré par le chemin qui reste à parcourir ? Ce chemin vous paraît-il réalisable ?
C’est encore trop tôt pour le dire. Il vient de se passer un acte d’une très grande importance, même si on le considère comme une remise en ordre des choses. Nous sommes certes satisfaits, mais ce n’est pas le moment de faire du triomphalisme. Non ! nous sommes vraiment reconnaissants, mais c’est assez difficile d’évaluer d’ores et déjà la situation ; il faut encore quelque temps pour avoir une vision entière des conséquences de cet acte. Pour l’heure, nous n’avons pas assez de réactions – il y a bien sûr des réactions à chaud. Mais nous n’en voyions pas encore toutes les implications. C’est donc une joie prudente. Car, à voir tout ce qu’on a connu jusqu’à maintenant, on se dit que ce n’est pas fini. Il y a encore beaucoup de travail, mais on se dit aussi que cette nouvelle situation permettra une beaucoup plus grande union des âmes de bonne volonté. Il y a vraiment une grande espérance, même si cela ne se fera pas en un jour, que le mouvement des âmes qui veulent vraiment le Bon Dieu, qui veulent le bien de l’Eglise va recommencer ; il y a une restauration de l’Eglise qui s’annonce, qui probablement commencera par la discipline, par la vie de l’Eglise, plutôt que par la doctrine ; mais une fois que les cœurs sont purifiés, il est plus facile d’aborder la doctrine.
- Auparavant vos démarches avec Rome étaient assez limitées. Depuis quand s’est produit ce changement dans vos relations ?
Depuis 2001, nous avons toujours dit que la position était tendue, et qu’il était pratiquement impossible de discuter, tellement nous étions diabolisés. Et puis Rome fait un geste vers nous, et nous propose de régler la situation. Il faut vraiment dire qu’il y a un changement en qualité, qu’il faut attribuer, du côté humain, au Pape actuel, à Benoît XVI.
- Cela tient-il à sa connaissance personnelle de votre situation ?
Oui, mais ce n’est pas l’essentiel. Il a toujours considéré comme une blessure personnelle de ne pas avoir réussi à résoudre le problème en 1988. Maintenant qu’il est pape il veut le résoudre, c’est certain.
Ensuite, il y a la vision du Pape ; il l’a dit dans le Motu proprio, il veut faire tout ce qu’il peut pour essayer d’éviter qu’une dispute se raidisse et finisse en schisme.
Et je n’hésite pas à inclure un troisième élément qui est en-dehors de nos perceptions. Le Pape sait beaucoup de choses sur l’Eglise, peut-être même sur son avenir, qui ont probablement quelque chose à voir avec cette nouvelle situation… Mais là, on sort du domaine rationnel, et on ne peut donc pas dire grand-chose.

- La situation, c’est assez net de part et d’autre, est celle d’un accord pour commencer des discussions.
C’est plus que ça. C’est vraiment un pas. Je crois vraiment qu’il y a une ligne qui est déjà tracée avec le Motu proprio, et qui est confirmée ici. Je crois qu’on peut dire que le Pape estime le travail que nous faisons, et qu’il veut mettre le prix pour que ces valeurs servent à toute l’Eglise.
- N’y a-t-il pas une contradiction entre la levée de l’excommunication et le fait de ne pas être en pleine communion ?
- Le problème vient d’un péché de langage qui accompagne et qui suit Vatican II, où on donne dans l’imprécision. Que veut dire communion ? Pleine communion ? Autrefois, avant le Concile, on en avait une idée très claire, et si on suit le concept pré-Vatican II il ne fait absolument aucun doute que nous sommes en pleine communion. Parce que cela signifie appartenir à l’Eglise, et qu’on est soit dedans, soit dehors. Il n’y a pas de milieu. Il y a donc effectivement quelque chose de contradictoire dans cette histoire, mais, sous ce terme ambigu, on veut dire que nous ne nous entendons pas sur tous les points avec le Pape actuel. Après, certains vont dramatiser, vont essayer de jouer sur les mots. C’est une situation floue, où on ne sait plus qui fait quoi, qui dit quoi... D’où une pagaille, dont chacun essaye de sortir comme il peut. Ça finit dans le sentimentalisme, dans l’affectif : j’aime bien le Pape, donc je suis en pleine communion avec lui, et après je fais ce que je veux chez moi ; ça ne veut plus rien dire.
(…)

(Extraits – Propos recueillis par Olivier Figueras)
_________________
"Age quod agis."


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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 19:11 (2009)    Sujet du message: Publicité

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